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Ce blog est déconseillé aux personnes saines d’esprit et de corps, aux enfants sensibles et cruels, issus de parents d’origine auvergnate, dont le beau-père de la belle-mère est chinois de souche inuit ; aux génies de l’écriture et du style, aux représentants de la loi, aux moralistes, aux grenouilles de bénitiers, aux crapauds de tapis d’orient, aux nostalgiques de la répression de Charonne, aux communistes inscrit à l’UMP, aux nationalistes, aux poulets fermiers du Gers, aux libéraux sans morale, aux moraliste libéraux, au tétanos, au président et ses ouailles, aux moniteurs d’équitation porteurs d’œillères (très fréquents, surement une forme de mimétisme), aux mégalos, aux poètes, à ma femme et mes enfants afin qu’ils n’aient pas honte de leur père.







jeudi 20 octobre 2011

La dure vie du président de la république. (Suite de la suite)

Au sommet de la pyramide hiérarchique française, le désarroi règne. Il y a trop d’éléments à gérer pour un seul homme : les primaires socialistes, les sondages défavorables, la crise économique, son allergie à Angela Merkel, le manque de sans-papiers à reconduire à la frontière, la future décote de la note de la France par l’agence Moody’s, la rébellion des bébés futurs délinquants, la naissance d’une petite fille qui hurle sans permission et son ancienne ministre de la justice qui lui fait constamment des scènes depuis l’annonce de la grossesse de sa femme.
Le président claque ses talons ferrés compensés sur le parquet ciré de l’Elysée. Il adore la musique des fers. Elle renforce sa combativité. Pourtant aujourd’hui, elle est impuissante : trop d’interactions à traiter. Sa garde rapprochée a les mêmes symptômes : ses conseillers se dispersent et deviennent inaptes à gérer les affaires courantes.
La rébellion des bébés et des mères n’arrangerait pas sa cote de popularité si l’affaire s’ébruitait. Ah, s’il pouvait modifier la constitution et s’adjuger les pleins pouvoirs à vie. Malheureusement, les français sont trop cons pour comprendre qu’il est unique et que sans lui, la France partirait et partira à la dérive. Ah ! Comme il envie Mouammar Kadhafi : 42 ans de règne sans sondage. Il accepterait même de finir comme finira le colonel. Quatre décennies de pleins pouvoirs méritent bien quelques sacrifices.
Qu’aurait fait le colonel dans de telles circonstances ? Il aurait éliminé le problème en les éliminant. Les solutions radicales sont souvent les meilleures.
Dans une démocratie comme la France, ce genre de résolution ne serait jamais accepté ni par le gouvernement, ni par le parti.
Il ne devrait pas se plaindre, il a gouverné avec pratiquement les pleins pouvoirs pendant quatre ans. Mais quatre ans, c’est vraiment court. Ah ! Si un conflit pouvait surgir juste avant les élections, il décrèterait l’état de siège et ajournerait les élections. Mais contre qui se battre et surtout être sûr de gagner ? Encore un nouveau problème à résoudre.
La naissance de sa fille n’arrange pas les choses. Avec les nouvelles lois sur la détection des troubles du comportement chez les enfants de maternelle, d’ici quelques années sa fille pourrait être fichée. Il n’a pas le choix, il doit à tout prix gagner les prochaines élections.
La sonnerie de son téléphone interrompt son introspection. Il décroche, énervé d’être dérangé dans sa réflexion. Maintenant, il est certain qu’il tenait l’idée qui aurait dû le faire réélire. Mais cette fichue sonnerie l’a effacée.
- Mr le président, excuse-moi de te déranger. Je t’appelais au sujet des bébés futurs délinquants. Je sais que cela regarde le ministre de l’intérieur, mais il est empêtré dans des affaires qui sentent l’enfer, je préfère le soulager et te proposer une solution.
Le président retrouve le sourire, un collaborateur si fidèle lui redonne le moral.
- Explique.
- Nous pourrions les expulser. Notre réseau est toujours en place, nous n’avons qu’à remplacer les étrangers en situation irrégulière par les bébés. En plus à cet âge, ils ferment leur gueule.
Le président qui sort tout juste de la maternité n’est pas de cet avis. Sa fille, en hurlant, couvrirait de sa voix les orateurs de l’Assemblée Nationale. Il tait sa pensée et laisse son ancien ministre de l’intérieur s’exprimer.
- Il sera difficile de les envoyer en Afrique noire, à cause de la couleur de peau. Par contre, nous pourrions les envoyer en Roumanie. Personne ne pourra prétendre que les petits ne sont pas nés dans ce pays. Si tu veux demain, je t’enlève cette épine du pied.
- C’n’est pas une épine que j’ai, mais un cactus. Les mères ont rejoint les bébés, et elles ont une langue. Et pas qu’une langue, elles ont presque décimé un escadron de CRS. Bref, cette affaire qui devait être une expérience pilote tourne au fiasco. En plus, j’ai la PMI qui s’en mêle.
- Le PMU ? Qu’est qu’il vient faire dans cette histoire ?
Le président soupire, à part la fidélité, son ami n’a pas d’autre qualité.
- La PMI : protection maternelle et infantile.
- Je ne vois pas où est le problème. Tu fais comme d’habitude : restriction budgétaire et tu supprimes le service. D’ailleurs ça sort d’où ce truc-là ? Je n’en avais jamais entendu parler.
Le président soupire une nouvelle fois.
- La PMI dépend du Conseil Général, et comme pratiquement tous les conseils, il est à gauche.
- Tu vois, sincèrement dès le début, nous avons merdé. Nous avons été trop honnêtes. Si nous avions gouverné correctement, nous serions à la place de la gauche ; nous serions la gauche. Le Fouquet’s, le bouclier fiscal, les vacances sur le yacht de Bolloré ont été une erreur. Ne le prends pas mal. Écoute-moi. Par exemple le bouclier fiscal, au lieu de l’instaurer, tu annonçais que tu allais taxer un peu plus les riches et tu faisais le contraire. Le peuple ne souhaite qu’aimer son président.
(A suivre)

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